Actu Fred Périé

vendredi, 14 avril 2017

Bibliothèque de Noves

Hier visite de l'exposition écritures, ici à la médiathèque de Noves, organisé par Seconde Nature, et qui aura lieu tout au long de l'année 2017 dans les bibliothèques des Bouches-du-Rhône.


Y sont présentées diverses œuvres contemporaines en lien avec l'écriture et les nouveaux media, notamment un très belle pièce de Cléa Coudsi & Eric Herbin  intitulée Tonographie rétro-éclairée (image ci-dessus)

Sans titre, à... y est présenté devant une "ancienne" fresque naïve au charme un peu désuet qui contraste avec l'exposition :


mardi, 17 janvier 2017

sans titre, à... dans les Bouches-du-Rhône

L'installation Sans titre, à... sera exposée dans les médiathèques des Bouches-du-Rhône tout au long de l'année 2017

mardi, 14 octobre 2014

Manifeste des arts immersifs

Parution d'un ouvrage consacré au corps dans les nouveaux medias.

Anaïs Bernard, Bernard Andrieu (Dirs). (2014). Manifeste des arts immersifs. Nancy, PUN-Éditions universitaires de Lorraine, 140 p.

Anaïs Bernard et Bernard Andrieu – Manifeste émersif. Naissance des arts immersifs.

Les Arts Immersifs sont une expérience qui fait œuvre formant un tout entre le dispositif, l'artiste et le spect-acteur. Accepter de s’immerger est tout un art qui produit des effets involontaires et des interactions sensorielles. La profondeur de notre corps y est découverte par l’activation du vivant en nous. Ici, ce premier catalogue dresse les interfaces – qu’elles soient interactives, imsersives ou encore hybrides – jusqu’à ce que l’illusion soit rompue. Mais où le désir d’osmose des corps devient manifesté!

Interactions
Char Davies
Electronic Shadow, un duo d'artistes de l'ère numérique ;
Tina La Porta
Françoise Lejeune, Collectif Fran & Jim ;
Naziha Mestaoui ;
Fred Périé ;
Nathanaëlle Raboisson ;
Scenocosme : Grégory Lasserre & Anaïs met den Ancxt ;
Hélène Singer ;
Adrianne Wortzel.

Interactions/ Imsertions
Pascale Barret ;
Miguel Chevalier ;
Petra Gemeinboeck ;
Projet Alter Ego, sous la direction de Françoise Lejeune ;
Philippe Pasquier ;
Projet EVA (Électronique et Vivant Asservis) ;
Laurent Mignonneau & Christa Sommerer.

Imsertions
Snejana Barteneva ;
Aelle-Fatia Djemani ;
Lucile Haute ;
Jacques Ibanez Bueno ;
Michael Naimark ;
Erwin Redl ;
Aniara Rodado ;
Philippe Safire ;
Claire Sistach ;
Pascale Weber.

Imsertions/Hybridations
Marie-Laure Cazin ;
Kazuhiko Hachiya.

Hybridations
ORLAN ;
Myriam Gourfink ;
Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin, Art Orienté Objet ;
Zaven Paré.

Hybridations/Interactions
Anthony Antonellis ;
Sylvie Chartrand ;
Dorothée Smith.

Interactions/Imsertions/Hybridations
Aurélie Dumare//Afterme * !*
Luc Courchesne ;
Cyberesthesie ;
Soizic Hess ;
Yann Minh ;
Paul Sermon.

lundi, 24 mars 2014

Un texte à propos de Néguentropie

Maxime Gaborit, étudiant à Sciences-Po Paris, a écrit un texte à propos de Néguentropie, qu'il a eu l'amabilité de me transmettre. Le voici :

« Rencontrer un homme, c'est être tenu en éveil par une énigme ». C'est cette phrase de Levinas qui m'est revenue en découvrant l’œuvre numérique, générative et interactive, de Fred Périé, Néguentropie. Car c'est exactement lorsque ce n'est plus l'homme, mais la chose, qui nous tient en éveil par une énigme, que naît l'art. Du simple peut parfois naître le complexe, la profondeur et l'émotion. Néguentropie en est un excellent exemple. Cet artiste, qui a longtemps développé des logiciels de simulation numérique, nous offre avec cette œuvre un véritable moment de réflexion. Mise au point en 2007, on a pu la voir dans différentes expositions. Sur un écran, blanc, épuré, des lettres se déplacent dans tous les sens, donnant une impression de chaos et rendant la lecture impossible. Cependant, lorsque l'on prend le temps de l'observer, un cercle grisonnant apparaît là où se pose notre regard, capté par une caméra positionnée au dessus de l'écran. Dans ce cercle, les lettres, petit à petit, retrouvent leur place. On peut alors lire un texte de l'artiste. Un fondu au blanc empêche toutefois une lecture totale du texte. Le programme utilisé, écrit en langage C++, s'appuie sur plusieurs bibliothèques open source : la SDL, Simple Direct Media Layer, simple d'utilisation et suffisant pour la sobriété de l’œuvre, ici utilisé pour la parti graphique et le multitâche ; la bibliothèque OPENCV pour la détection et le suivi des visages ; et enfin la bibliothèque ffmpeg qui permet l'acquisition caméra par webcam. Néguentropie est réservée, hostile face à l'inconnu, mais elle n'attend qu'une chose, qu'on s'intéresse à elle, qu'on cherche ce qu'elle cache de plus profond. Ainsi se noue avec le spectateur, – ou plutôt le lecteur, presque l'ami – une relation d'une grande intimité, car il doit attendre plusieurs minutes, pour pouvoir enfin lire le texte... qui disparaitra quelques secondes plus tard ! Plus profonde qu'une simple relation physique – le lecteur ne touche pas l’œuvre –, c'est bien une relation extrasensorielle, intellectuelle, qui se noue avec elle. On peut même apprécier la solidarité qui se met en place, lorsque deux ou trois spectateurs, adultes comme enfants, pareillement captivés, se mettent à l'observer en même temps pour voir l’œuvre se dévoiler un peu plus vite. Il se noue donc aussi une relation entre les spectateurs. Néguentropie réserve manifestement de grandes surprises ! Derrière cette œuvre s'articule plusieurs réflexions sur notre rapport à la lecture et à la culture, et sur notre rapport au monde. A l'heure où l'on se bat contre un monde qui s'accélère, Fred Perié propose d'enfin prendre son temps, d'enfin redécouvrir la véritable essence des choses, qui ne s’obtient qu'avec concentration et patience. Mais derrière le titre et le texte, c'est le thème de « l'être » et du sens qui ressort. L'absurdité du chaos, de l'entropie, de l'agitation, contraste avec la possibilité d'un sens qui se dessine lorsque les lettres reprennent leur place, la néguentropie trouve sa place. Il existe un sens derrière le monde absurde dans lequel nous vivons, un sens dont on a peur qu'il ne s’efface, qu'il ne se perde encore une fois – c'est le rôle du fondu au blanc, qui témoigne de l'échec de la littérature dans cette quête de sens. Néguentropie devient alors, de facto, une œuvre métaphysique de par les réflexions qu'elle engage. Néguentropie est donc, sans hésitation, une œuvre réussie. Cependant, même si l'intimité d'une salle d'exposition est propice à une telle expérience, on peut peut-être regretter qu'elle ne s'insère pas dans l'espace public, notamment les lieux de transport, où les utilisateurs oublient souvent de prendre le temps. Fred Perié prépare en ce moment une adaptation cinématographique de Néguentropie. Mais en attendant, je retourne lire quelques œuvres classiques à coté desquelles je suis sans doute passé lorsque je ne prenais pas le temps... de prendre le temps.

mardi, 1 octobre 2013

Texte de Bruno Jouhet

Est-ici, là où ailleurs ? Sommes-nous là où nous sommes ? Dans cette installation qui, a priori, ne dit rien de nous, si ce n’est les fauteuils où nous pourrions nous asseoir, l’écran et la possible visualisation de quelque chose, mais de quoi ?  Puis peu à peu quelque chose change et bouge en nous. Nous sommes partie prenante de cette installation, sa part manquante et agissante. Elle se met et nous met en mouvement, se donne et nous donne vie et se donne et nous donne corps dans un temps et un espace aléatoirement définie par elle. Elle n’existe pas sans nous et nous sans elle. Dans le jeu qu’elle nous insuffle, émergent des questions. Sommes-nous soumis au temps qui nous dépossède de l’instant, happés par le passé qui s’efface et qui nous empêche de rejoindre le présent, en nous l’ôtant, décalés que l’on a d’avoir, par inattention, abandonné ce présent parce que l’on se projetait dans l’avenir, nous n’avons pas vu la vie venir nous rejoindre dans le moment où elle nous faisait signe, accrochés à la machine qui nous fait parler ailleurs alors que nous sommes ici. Mais qu’est-ce qu’ici ? Puisque l’ailleurs si nous y sommes devient l’ici-même par le truchement d’un espace qu’il crée et où nous croyons être. Qu’est-ce qui nous rend présent à la présence ? Est-ce l’ici ou est-ce l’ailleurs ou plutôt un télescopage des deux qui dans l’ici produit de l’ailleurs ou qui dans l’ailleurs nous rappelle à cet ici ? Si l’ici nous fait signe et par là même nous assigne à n’y être pas, saurons-nous jusqu’à quel point l’ailleurs peut rendre compte de cet ici ? Ici où nous sommes sans que nous y soyons par l’entremise du maintenant. Est-ce le maintenant qui nous fait pénétrer dans cet ici et qui du coup lui donne un corps ? Un corps dont nous pouvons jouer en lui rendant sa liberté dans son rapport au temps et à l’espace, un corps soudainement débarrassé de ses postures. Un corps qui fait agir le maintenant dans l’ici tout en tenant compte de l’ailleurs, du plus tard ou de l’avant. Mais qu’est ce qu’avant si ce n’est que tout à l’heure ou qu’est-ce que plus tard puisqu’il n’est pas encore là ? Nous continuons de nous mouvoir pour occuper le présent, tout en persistant à nous éloigner de la présence.
La présence n’est-elle pas ce frottement de l’ici et du maintenant, de l’ailleurs de l’avant et de l’après ? Quoique l’après ne soit pas de l’ici et que l’ici n’est qu’un apprêt du maintenant. Alors est-ce ici le maintenant ? Comment se maintenir dans le maintenant en sachant qu’il est ici, ici et maintenant, est-ce ici ?

Bruno Jouhet

mardi, 5 mars 2013

sans titre, à... dans la revue Chimères

L'image de couverture a été faite avec Magy Ganiko, danseur buto

Accès au sommaire

mardi, 3 mai 2011

"sans titre, à..." @ BIPVAL


Lecture d'extraits de "sans titre, à..."

jeudi, 3 février 2011

Les trois universalismes

Il est intéressant de constater que dans l’affaire Succession Giacometti contre Fondation Prada, on ne voit qu’une affaire de droit de la propriété intellectuelle. au fond ne s’agit-il que de cela ? D’un litige entre héritiers jaloux de ce qui leur a été légué et artistes contrefacteurs?

Voir l'article sur Glaner et sur facebook à propos de l'affaire Succession Giacometti contre Fondation Prada

vendredi, 21 janvier 2011

Voeux 2011

mercredi, 26 mai 2010

envoi liste frouge du 26 Mai 2010

du dessous de nos yeux pourtant masqués
sourd du sang en points

...

- page 1 de 2